Marché du recrutement, à quoi s’attendre en Septembre ?

-- Recrutement --
  • Écrit par : MeilleursChasseurs
  • Publié il y a : 1 an
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Si au printemps dernier la dissolution de l’assemblée nationale avait créé de l’incertitude sur les marchés comme l’avait commenté Bruno Le Maire le ministre de l’Économie, les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont redonné un vent d’optimisme et d’euphorie sur la France.

On pourrait donc logiquement s’attendre à une reprise…, mais les perspectives d’embauches affichées sont en demi-teinte pour le second semestre 2024, il faut s’attendre à un ralentissement des recrutements dans les prochains mois. Selon une enquête annuelle de France Travail publiée mercredi dernier, les tensions de recrutement devraient persister au moins jusqu’à la fin de l’année.

𝐔𝐧 𝐫𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐫é𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐦𝐩𝐥𝐨𝐢 à 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫

En effet, selon la note conjoncturelle publiée par l’Insee le 9 juillet, le rythme des créations d’emploi serait en large repli au second semestre : 55 000 contre 133 000 sur la première moitié de l’année.

Ainsi, dans le secteur privé, l’emploi continuerait de progresser modérément dans l’industrie et de se replier dans la construction, les perspectives d’activité restant défavorables dans ce secteur.

Dans le tertiaire marchand, l’emploi a bien augmenté au deuxième trimestre, une partie des entreprises avait anticipé leurs recrutements dans le cadre des Jeux, puis devrait ralentir un peu par contrecoup sur la deuxième partie de l’année. Dans le non-marchand, l’emploi progresserait sur son rythme tendanciel, porté par les secteurs sanitaire et médico-social.

𝐋é𝐠è𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞𝐬

Après avoir augmenté de 7% et atteint un record historique en 2023, les recrutements de cadres devraient encore progresser légèrement cette année, selon les prévisions de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), publiées début avril.

Malgré le ralentissement conjoncturel de l’économie, le nombre de recrutements de cadres pourrait s’élever à 337.000 cette année, après 330.700 en 2023, soit une augmentation de près de 2%.

𝐃𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭é𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐫𝐮𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐢𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐱

Pour 2024, les employeurs anticipent des difficultés de recrutement pour 57,4% de leurs projets (-3,6 points par rapport à 2023). Malgré cette baisse, les difficultés « restent à un niveau très élevé », selon Stéphane Ducatez, touchant toutes les tailles d’entreprise.

Parmi les métiers les plus touchés par ces difficultés se trouvent les carrossiers automobiles (en tête), des métiers de la construction (couvreurs, charpentiers…) dans l’industrie (soudeurs par exemple), ou encore des métiers en lien avec la santé (pharmaciens, médecins).

Parmi les motifs des difficultés de recrutement anticipées, les employeurs citent d’abord le nombre insuffisant de candidats, devant le profil inadéquat des candidats et les conditions de travail (déficit d’image, manque de moyens financiers).

Sources: Insee, WelcometotheJungle, FranceTravail, Apec